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Au cœur de l’Orchidarium de Prangins, l’envers du décor (partie2)

L’eau, source de vie saine

Une eau tempérée et de bonne qualité

Les orchidées sont des plantes épiphytes qui réclament une eau de très bonne qualité pour croître et fleurir. Une eau de bonne qualité signifie de l’eau chimiquement pure qui ne contient pas ou que très peu de sels dissous. En contrepartie, l’eau issues des nappes phréatiques du pied du Jura est une eau classifiée comme dure ou calcaire. En effet, elle contient beaucoup de sels dissous. On le remarque aisément lorsque fait chauffer cette eau et qu’il reste un dépôt blanchâtre au fond des casseroles. L’eau de pluies est une eau considérée comme pure puisqu’elle ne contient aucun élément dissous. Elle est parfaite pour la culture des orchidées.

 

Collecter l’eau de pluie

Lorsque j’ai commencé mon projet d’Orchidarium, le premier investissement fut un bassin de rétention d’eau de pluie de 100 mètres cubes installé dans le sous-sol du bâtiment. J’ai la chance d’avoir un toit de 500 mètre carré pour récupérer l’eau de pluie. Ce bassin me fournit l’eau d’arrosage pour toute l’année. Si le niveau venait à baisser drastiquement à la suite d’un été spécialement sec, j’ai la chance d’avoir un système secondaire d’apport d’eau brut du lac. L’eau du lac Léman est relativement douce et ne contient que 15°F de dureté, ce qui est tout à fait acceptable pour de courte période.

 

L’importance de traiter l’eau avant l’arrosage

Pour permettre les arrosages des plantes, j’ai un système de pompe et de vase à air comprimé qui me met l’eau de pluie sous pression pour une utilisation dans toutes les serres en permanence. L’eau est acheminée par des tuyaux plastiques pour éviter la corrosion et passe à travers un échangeur thermique. L’eau est ainsi chauffée en tout temps à 25°C. Il faut dire qu’en hiver, le bassin de rétention d’eau se refroidit passablement avec les pluies glacées.

Puis l’eau passe au travers d’un magnétiseur qui change la forme spatiale des molécule d’eau par des fréquences électriques avant d’être distribuée dans les serres. On obtient ainsi une eau de très haute qualité avec un pouvoir mouillant très efficace. Les plantes sont très sensibles à cette qualité d’eau.

L’eau est un des facteur les plus important dans un établissement horticole. Ceux qui arrose avec l’eau du réseau ont souvent beaucoup de problème avec les dépôts calcaires sur les feuilles, ce qui rend les feuilles moins jolies. Il est important de faire le nécessaire pour que l’eau soit source de vie saine.

Au cœur de l’Orchidarium de Prangins, l’envers du décor (partie 1)

Le chauffage : centre névralgique de l’Orchidarium

Beaucoup de gens connaissent l’Orchidarium de Prangins pour l’avoir visité.

Des serres multicolores où poussent des milliers d’orchidées du monde entier !

   

 

Seriez-vous intéressé à voir l’envers du décor?

Le cœur qui bat dans le centre de cette petite entreprise ?

Pour créer un environnement favorable aux plantes tropicales tout en étant situé au centre de l’Europe, il faut adapter une technologie de pointe pour que tout cela soit possible

Le cœur de l’Orchidarium

Il bat au rythme des saisons, plus fort en hiver, plus doux en été. Il est constitué de deux machineries puissances interconnectées qui s’accordent en fonction des besoins en chaleur des serres : les chaudières. Tous les jours, je l’écoute en arrivant le matin pour m’assurer de son bon fonctionnement. Le soir, en quittant les lieux, je tends à nouveau l’oreille, guettant le moindre signe de faiblesse qui pourrait engendrer une catastrophe durant la nuit. La plupart du temps, il ronronne paisiblement!

En décembre 2007, l’Orchidarium a subit une transplantation cardiaque d’urgence et provisoire. En effet, nous avions deux vieilles chaudières à mazout qui fonctionnaient depuis 1974. Puis, à une semaine d’intervalle, elles ont rendu l’âme l’une après l’autre. Par chance, j’ai su détecter les premiers symptômes avant la grande crise et j’ai pu prendre les devants. Il a fallu faire venir une chaudière mobile d’urgence et la connecter au réseau central depuis l’extérieur du bâtiment dans les plus brefs délais. Nous avions moins de deux heures de temps avant que la températures des serres soit retombée aux valeurs extérieures et aurait détruit toutes les orchidées si nous n’étions pas intervenu d’urgence. L’hiver 2007-2008 fut difficile, il a fallu chauffer les 3 serres avec ce système provisoire.

Pendant ce temps, une équipe d’ingénieurs ont conçu un nouveau système de chauffage avec 2 chaudières de capacité différente reliées en cascade. Ce qui veut dire que lors de faible demande en eau chaude, seule la petite chaudière fonctionne, et si les températures baissent, la grande chaudière prend le relais. Entre temps, la commune de Prangins venait d’installer le gaz non loin de chez moi. J’ai donc demandé aux Services Industriels de la commune de Nyon de bien vouloir connecter le gaz jusqu’à l’Orchidarium afin que nous puissions profiter de cette énergie bien plus simple à gérer et plus propre que le mazout pour chauffer les serres.

 

L’année 2008 fut décisive :

Un tout nouveau cœur solide et flambant neuf pour l’Orchidarium de Prangins fut transplanté au printemps 2008 et l’opération fut un succès total.

     

Des chaudières sort une grosse conduite comme une artère qui va dispatcher l’eau chaude dans tout un réseau de conduites secondaires; autant de veines à contrôler, à doser le débit et la température de l’eau pour aller chauffer et maintenir le climat souhaité dans les 3 serres de culture.

L’ordinateur de climat : un outil essentiel en horticulture moderne

Pour gérer l’ensemble du climat, un ordinateur spécialisé appelé Masterclim agit sur des vannes qui s’ouvrent à des degrés divers pour apporter l’eau à la bonne température dans les serres et maintenir le climat aux consignes souhaitées de température. L’ensemble des paramètres des serres se visualise alors sur l’écran d’un ordinateur ou je peux suivre en temps réel le pilotage et l’évolution du climat des 3 serres de culture.

           

A cela vient s’ajouter tout un système d’alarme complexe relié à mon téléphone portable. A la moindre défaillance, coupure d’électricité, panne d’un brûleur, baisse des températures dans une serre, je suis directement informé du problème. Une visite des lieux permet alors de constater l’origine du problème et de faire venir le technicien spécialisé dans les plus brefs délais pour réparer la panne.

Faire pousser des plantes exotique pour notre plus grand plaisir n’est pas une chose aussi simple que l’on peut s’imaginer. Cela requiert beaucoup de technique et de savoir faire pour obtenir de bons résultats.

Pour plus d’infos www.orchidarium.ch

 

 

 

 

 

L’auteur:

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Ingénieur de formation dans le domaine horticole, Daniel Page s’est toujours passionné au fil du temps à la botanique et principalement à l’orchidophilie. Ses nombreux voyages et formations à l’étranger lui ont permis d’acquérir une solide expérience
dans ce domaine singulier. En 1997, il créa l’Orchidarium et exploite depuis les 1000 mètres carrés de serres où sont cultivées plus de 2000 espèces et hybrides différents d’orchidées en provenance du monde entier.